NOËL EN FRANCE

En France, les fêtes de fin de fin d’année sont une tradition prétexte à se retrouver en famille et entre amis.

Dès le 1er décembre, on commence à installer sapins, guirlandes et décorations lumineuses. Et avec impatience, les fenêtres du calendrier de l’Avent s’ouvrent chaque jour.

Aux origines, les parents offraient à leurs enfants une image comportant un extrait de l’Ancien Testament. Les enfants devaient l’apprendre par cœur. Dans la deuxième moitié du XIXè siècle, en Allemagne, nait le calendrier de l’Avent avec les petites fenêtres à ouvrir. Celles-ci dissimulaient une image toujours religieuse. Celle du 24 décembre étant bien entendu, la plus belle de toutes.

Fabriqués artisanalement par chaque famille jusqu’en 1908, ils sont très vite remplacés par ceux d’un éditeur munichois, où parfois de petites figurines ou de petits cadeaux remplacés les images pieuses.

Après la seconde guerre mondiale, la tradition du calendrier de l’Avent arrive en France et se diffuse à travers le monde. C’est en 1958, qu’apparait pour la première fois les petits chocolats derrière les cases.

Autrefois, sur le sapin, on y accrochait pommes, fruits et pommes de pin. Mais au milieu du XIXème siècle, la région des Vosges connait une importante sécheresse et la récolte de pommes est quasi nulle. Un souffleur de verre reproduit alors la forme de ces pommes en verre rouge.  La tradition s’est très vite répandue en France et à travers le monde.

Mais cette jolie tradition est à l’origine une pratique païenne. Le sapin était associé au renouveau de la vie. Les celtes l’appelaient “l’arbre de l’enfantement”.

Une autre légende raconte qu’une nuit glaciale en Allemagne, un bûcheron fut émerveillé par le spectacle offert par  les étoiles à travers les branches d’un sapin recouvert de neige. Afin de partager cette magie, il rapporta chez lui un petit sapin et le décora de rubans et de bougies allumées.

Certains font également une crèche. Dans les années qui suivirent la Révolution, elles furent interdites dans les églises. En effet, en 1793, les églises françaises devinrent propriétés de l’État.

En Provence, apparaissent des petites figurines en argile. Les “santoun” (petits saints”) prennent place dans les foyers et permettent ainsi de créer une crèche chez soi.

Cette tradition d’origine italienne est largement partagée dans l’hexagone.

Dans la crèche provençale, on retrouve les corps de métiers et personnages. Une façon d’offrir le fruit de leur labeur à l’Enfant Jésus.

Selon les régions, les crèches sont le reflet des traditions locales. Elles s’installent au premier dimanche de l’Avent ou le 6 décembre, à la Saint-Nicolas. On y place l’Enfant Jésus dans la nuit du 24 au 25 décembre à minuit.

La légende raconte que ce serait Saint François d’Assise, fondateur de l’ordre des Frères mineurs, qui aurait été le premier a organisé une crèche vivante au XIIIème siècle, à Greccio en Italie.

La tradition des santons est encore très présente et des foires aux santons sont organisées. La plus connue étant celle de Marseille.

Le mot “crèche” cripia en latin signifie la mangeoire pour les animaux. Par extension, elle désigne la scène de la Nativité.

Les marchés de Noël sont également une tradition dans toutes les régions. Celui de Strasbourg est connu mondialement.

La ville a été déclarée “capitale de Noël” en 1992. Datant de 1570, il est le plus ancien marché de Noël. Jadis, il était organisé le 6 décembre. Mais la Saint-Nicolas fut interdite par la Réforme protestante, le marché fut donc remplacé par le Christkindelsmärik (“marché de l’enfant Jésus” en alsacien).

Le repas de Noël se compose généralement d’huitres, de foie gras, d’escargot, de saumon fumé et de dinde.

Le dessert le plus populaire étant la bûche de Noël.

Le réveillon se fête le soir du 24 décembre.

La table est dressée traditionnellement avec de l’Or, du Rouge, de l’Argent.

On y dépose notre plus belle vaisselle, on la décore de bougies, de couronnes, de fleurs…

C’est aussi peut-être l’unique soirée de l’année où les enfants sont pressés d’aller se coucher !

Car le Père Noël fait sa tournée en traineau la nuit.

Et pour ne pas oublier que le Père Noël et ses rennes ont besoin de reprendre des forces, on y laisse de la boisson, et des carottes ou autres friandises pour les rennes.

La symbolique des cadeaux de Noël définit les présents apportés par les rois mages à l’Enfant Jésus (l’or, la myrrhe et l’encens).

La couronne de Noël que l’on suspend aux portes des maisons, a pour origine une tradition séculaire.

La verdure représentait à cette époque hivernale de l’année, la renaissance de la nature.

L’origine anglo-saxonne a pour but de souhaiter la bienvenue aux visiteurs.

Les sabots de Noël a lui aussi sa propre histoire.

C’est une autre coutume venue d’Allemagne.

Autrefois, les pauvres placés leurs sabots devant leurs portes.

Pendant la nuit de Noël, les plus riches et un tantinet généreux y déposaient des cadeaux.

Les cloches de Noël : L’une des plus vieilles traditions.

Elles ont fait leur apparition au IVème siècle.

La légende raconte que les cloches furent sonnées par un évêque, parti en Italie, afin d’inviter les fidèles  à la messe.

On dit aussi que le tintement des cloches ferait fuir les esprits mauvais.

Les bougies de Noël : Symboles de paix, elles sont souvent offertes en cadeau.

La bûche de Noël : Autrefois, le feu de la bûche représentait un hommage au soleil.

De tradition païenne, il était de coutume d’en allumer dans l’âtre, le jour de Noël et de la laisser se consumer jusqu’au Nouvel An. On y plaçait autant de bûches que d’habitants dans le foyer.

On la bénissait avec de l’eau, du sel et quelque fois même avec du vin ! Dès 1945, on continue à commémorer ce rituel grâce au dessert.

L’origine du mot Noël : Deux hypothèses existent :

Il n’apparait en français qu’à partir de 1175. Venant de l’expression latine “dies natalies” (jour de naissance). Les Chrétiens l’emploient pour célébrer la naissance du Christ. Au fil des ans, “natalis” se transforme pour évoluer phonétiquement en “Nael”. Ce mot apparait pour la première fois dans un texte en 110. L’évolution a continué et c’est en 1170 que l’on écrit pour la première fois “Noël”.

Il est dit également que Noël viendrait de l’assemblage de deux mots gaulois qui désignent la renaissance et le soleil au solstice d’hiver. “Noio” qui signifie nouveau et “hel” qui signifie soleil.

Au 1er siècle avant Jésus-Christ, à Rome on célébrait le culte de Mithra, une divinité perse de la lumière. Le 25 décembre étant le jour de naissance de cette divinité “le soleil invaincu”. On sacrifiait un taureau en son honneur.

À partir du IIème siècle, l’Église cherche la date précise de la naissance du Christ. Rien n’est trouvé dans les Évangiles. Cette absence de date laisse le champ libre à l’Église de choisir une date coïncidant avec le solstice d’hiver et permet ainsi de contrer la fête païenne en l’honneur de Mithra.

En 330, l’empereur Constantin fixe la date du 25 décembre, mais ce qu’en 353, sous le pape Liberius que la fête de la naissance de Jésus fut instituée à Rome.

L’Église d’orient célébrait la naissance du Christ le 6 janvier. Elle adopta la date du 25 décembre sur l’initiative de Saint Grégoire de Nazianze.

En 425, l’empereur Théodose codifia cette date officiellement, et Noël devient exclusivement une fête chrétienne.

Le concile d’Adge en 506, a rendu cette fête obligatoire. L’empereur Justinien en 529, en fit un jour férié.

La messe de minuit fut célébrée à partir du Vème siècle.

Partons de suite, à la découverte  des traditions régionales de Noël.